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Quand
nous nous identifions
avec les problèmes du moi personnel nous ne voyons pas d’issue de
secours à notre isolement et notre souffrance parce que nous regardons
dans la mauvaise direction ! Si nous devions oublier ce principe le
plus important de la vie, il nous suffit de nous rappeler l’existence
et l’exemple de notre soleil qui démontre constamment une loi divine
fondamentale.
Tel
en haut, tel en bas. Le soleil est le chakra couronne du corps de notre
système solaire, et le système solaire lui-même est une grande déité
« dans laquelle nous avons vie, mouvement et être »,
comme l’affirme le vieil adage. La déité solaire est un exemple macrocosmique
du microcosme humain avec ses véhicules d’expression : mental,
émotionnel et physique. De même, un atome est le reflet microcosmique
de l’être humain et, à son tour, le soleil n’est qu’un reflet
microcosmique de quelque chose de beaucoup plus grand, et ainsi en
va-t-il à l’Infini. A travers le processus cosmique évolutionnaire,
chaque atome est destiné à devenir un soleil et plus encore, car
l’Unique Etre Universel -
Dieu – s’étend éternellement.
Pour
revenir à notre système solaire local, les mêmes lois essentielles
s’appliquent à la fois au soleil et à l’âme de l’homme. En
observant notre soleil physique, nous pourrions considérer avec une révérence
légitime sa capacité naturelle à tirer de la force d’une source à
l’évidence sans limite, et par la suite à dispenser continuellement
lumière, chaleur et autres énergies porteuses de vie à toutes les créatures
et formes de vie qui existent au sein de ses frontières, son corps. La
même chose s’applique au microcosme humain, et à travers l’âme de
l’homme s’écoulent les énergies vitales qui nourrissent et
soutiennent tous les processus corporels – subtils et physiques –
fournissant la force de vie et l’intelligence de chaque cellule et
chaque atome qui constitue l’être humain ; ainsi l’âme – ou
déité personnelle – informe et anime la conscience même de
l’homme.
Or,
le soleil brille ! Il n’essaie pas de briller ; il
n’accomplit pas de rituels, il ne récite pas à voix haute des prières
ni ne pratique une quelconque technique spirituelle afin d’obtenir
quelque chose ou de s’améliorer, et il n’est certainement pas en
lutte avec d’innombrables problèmes, peurs et désirs personnels
comme c’est le cas de l’humanité, et ce non-agir est le
secret de sa réussite. A l’inverse, dans la lutte personnelle
de l’homme pour la liberté, dans ses efforts disharmonieux pour acquérir
le bonheur pour le moi séparé, dans la séparation qu’il s’impose
lui-même de la vie véritable et inclusive de l’Esprit, et dans sa
considération ignorante et exclusive pour lui-même, il va en fait à
l’encontre d’une des plus grandes lois de la vie, et il doit donc en
payer le prix. Cette orientation sur soi-même rétrécit la conscience,
et en obstruant ainsi la lumière de sa propre âme qui ne peut pas
irradier ni élargir sa perception, l’homme empêche sa libération
des ténèbres, de la souffrance et de la lutte qui a été son lot sur
Terre depuis une éternité.
La
Loi de Cause à Effet est incontournable. Les gens deviennent
malheureux, tombent malades et meurent parce qu’en se concentrant sur
le petit moi – goutte d’eau microscopique dans un véritable océan
cosmique de particules semblables - ils perdent de vue le grand ensemble
dont ils sont, en tant que personnalité, un élément intrinsèque et
inséparable. L’homme est généralement si occupé à transgresser de
manière habituelle la loi universelle qu’il omet de regarder,
de voir, et par conséquent de tirer profit de son modèle et maître
macrocosmique: le soleil. Ce sur quoi on se focalise augmente, et dans
la focalisation restrictive que l’homme choisit de maintenir, il
accomplit sa propre « damnation éternelle » en se séparant
sans fin du reste de la Création : son propre Grand Soi. De ce
fait, aussi longtemps que l’homme choisit de se complaire dans la
fange primitive de son moi égoïste et peureux, alors sa séparation
d’avec Dieu, la Chute de l’état de Grâce et le bannissement de
Lucifer (de l’humanité) du Paradis persisteront.
L’absence
de bonheur, la discorde et la maladie sont des phénomènes qui ne sont
pas naturels. Ils ne font pas partie de l’Harmonie Universelle, ni du
Plan Divin de Perfection. Ce sont des créations de l’humanité, de même
que tous les problèmes sur Terre. Avec un peu d’imagination il
n’est pas difficile de déterminer ce qui pourrait se passer si notre
soleil suivait l’exemple de l’homme ! Et si chaque
soleil dans tout le Cosmos faisait de même, toutes les étoiles du
firmament faibliraient, leur lumière vacillerait et elles s’éteindraient ;
l’univers n’existerait plus et Dieu expirerait ! Aujourd’hui,
notre Mère la Terre est douloureusement proche d’un tel sort ;
elle, et toute l’humanité, témoigne de la disharmonie mondiale que
nous, en tant que race, avons perpétré dans notre oubli de la loi
universelle. Et pourtant le soleil brille encore, comme il le fera indéfiniment,
aussi longtemps qu’il maintiendra sa focalisation désintéressée et
continuera de se soumettre à la grande Loi de l’Amour. Et, en se
rappelant le parfait exemple du soleil, chaque fois que nous nous
sentons en manque de vitalité et d’inspiration, nous pouvons
commencer à inverser le cours de notre spirale descendante dans les ténèbres
en regardant au-delà du petit moi pour considérer la Vie, en aidant
autrui, en donnant au monde et en vivant pour le bien suprême, tout
comme le soleil. Et c’est ainsi que nous aussi brillerons pour
toujours.
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